Le principe : filmer chez soi, pas chez les autres
En Suisse, la vidéosurveillance privée est autorisée lorsqu'elle reste proportionnée : la caméra doit couvrir votre propriété — entrée, façade, jardin — et éviter de filmer le domaine public, la propriété du voisin ou des passants. Un cadrage soigné et, si nécessaire, des zones de masquage logicielles permettent de limiter le champ au strict nécessaire.
Informer les personnes filmées
Dès qu'une caméra peut capter des tiers (visiteurs, clients, collaborateurs, livreurs), une signalisation claire est nécessaire : un panneau visible avant d'entrer dans la zone filmée, indiquant qui est responsable du traitement. Dans un cadre professionnel, il faut aussi pouvoir répondre aux demandes d'accès des personnes concernées.
Limiter la conservation des images
Les enregistrements ne doivent être conservés que le temps utile — en pratique, une durée courte (souvent de 24 heures à quelques jours) suffit pour constater un incident. Au-delà, les images doivent être effacées automatiquement, sauf si elles servent de preuve dans une procédure.
Sécuriser le système lui-même
Une caméra mal sécurisée est un risque en soi : mots de passe robustes et uniques, mises à jour du firmware, chiffrement des flux et restriction des accès à distance font partie d'une installation sérieuse.
Ces informations sont générales et ne remplacent pas un avis juridique adapté à votre situation. Pour une recommandation sur votre site, demandez une étude gratuite.
